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Jérémie Beyou fait le dos rond

23 novembre 2016

Après avoir navigué plusieurs jours à haute vitesse à l’avant d’un front, Jérémie Beyou évolue désormais dans une zone de transition, direction le Cap de Bonne-Espérance qu’il devrait franchir en fin de semaine. Le skipper de Maître CoQ est actuellement 6e du Vendée Globe et profite de conditions plus calmes.

 

Vendée Globe 2016 - Maître CoQ - Jérémie Beyou : Jérémie Beyou fait le dos rond

© Olivier Blanchet / DPPI / Maitre Coq

Le Vendée Globe n’est décidément pas un long fleuve tranquille. Parvenu à résoudre les problèmes de pilotes automatiques qui le handicapaient, particulièrement depuis le passage du Pot-au-noir, le skipper de Maître CoQ, après de belles glissades à 500 milles de moyenne quotidienne le long du Brésil, a dû remettre les mains dans le cambouis en ce début de semaine, confronté à de nouveaux soucis techniques. Alors qu’il était à l’intérieur de son bateau avec le capot de moteur ouvert, il a en effet chuté lors d’un départ à l’abattée, endommageant le moteur : « Je suis tombé sur l’embrayage, ça a cassé tous les freins moteurs et rompu le plomb. Du coup, ça a abîmé un joint et de l’huile s’est répandue partout. Finalement, j’ai réussi à étanchéifier le tout, à replomber et à redémarrer le moteur », a-t-il expliqué mercredi matin.

Jérémie Beyou, qui a prévenu la direction de course que son moteur avait été déplombé accidentellement (il doit en principe rester plombé toute la course sous peine de pénalité), a ensuite eu maille à partir avec ses deux antennes Fleet, tombées en panne en même temps. Ce problème de transmission l’empêche de recevoir ou d’envoyer des fichiers, et donc de charger ses fichiers météo. En secours, il utilise son Irridium, bien moins efficace, la connexion étant très aléatoire et le téléchargement de fichiers lourds impossible. « Je ne vais pas cacher que c’est difficile, parce que ça commence à faire beaucoup. C’est compliqué dans ces conditions d’avoir une vraie stratégie », commente-t-il.

Malgré cela, Maître CoQ poursuit sa route vers le Cap de Bonne-Espérance, sixième mercredi matin, après avoir été rattrapé la veille par le front qui accompagne toujours le trio de tête (Alex Thomson, Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse). « Le passage du front a été compliqué : il y avait de gros grains, le vent montait de 20 à 40 nœuds, il a fallu être vigilant. Derrière, la journée s’annonce plus paisible, je vais en profiter pour remettre un peu d’ordre à bord. » Alors que le Grand Sud s’annonce – « Quand je me suis levé de ma sieste cette nuit, j’ai eu du mal à sortir parce qu’il faisait vraiment froid » – Jérémie fait le dos rond, conscient qu’une nouvelle aventure démarre, sans données météo. « Je m’arrache toute la journée pour trouver des solutions », confirme-t-il avant de conclure en ayant une pensée pour Vincent Riou, contraint mardi à l’abandon : « Ça m’a forcément touché. Il y a tellement d’engagement sur cette course, tu vas au bout de toi-même, que quand ça s’arrête brutalement comme ça, c’est terrible. Je suis vraiment triste pour lui. » Triste mais décidé à ne rien lâcher, comme d’habitude…

C’est d’ailleurs le sens du message que lui a adressé Stéphane Sallé, directeur général de Maître CoQ qui souhaitait lui transmettre le soutien et les encouragements de toute l’entreprise et notamment des salariés, passionnés par la course et les performances de leur skipper : « Je suis bien conscient des difficultés que tu rencontres, nous sommes admiratifs de ton combat, avec un résultat pour l’instant très satisfaisant. Nous sommes fiers que tu portes nos couleurs dans ce contexte concurrentiel qui nous parle. Continue de te battre, nous savons que tu as le mental, tu es en train de le prouver une nouvelle fois. Toute l’entreprise est derrière toi, comme tu le dis si bien : on ne lâche rien ! »

 

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