Transat Jacques Vabre : Confiants, ambitieux et surmotivés

23 octobre 2015

A mesure que le départ de la Transat Jacques Vabre approche, Jérémie Beyou et Philippe Legros entrent dans leur bulle, de plus en plus concentrés sur une course qu’ils préparent depuis près de trois mois. D’autant que si les conditions météo s’annoncent clémentes dimanche, une grosse dépression devrait cueillir la flotte en sortie de Manche. Prêts physiquement et mentalement à affronter ce coup de vent, les deux skippers de Maître CoQ ne cachent pas leur détermination et leur ambition de finir sur le podium de la transat en double.

 

Arrivés au Havre depuis une semaine, Jérémie Beyou et Philippe Legros commencent à avoir des fourmis dans les jambes, pressés d’en découdre entre la Normandie et le Brésil pour la douzième édition de la Transat Jacques Vabre. « C’était assez tranquille de dimanche à mercredi, je ne pensais pas trop à la course, mais depuis mercredi soir, la pression est montée d’un cran, la bascule est assez radicale », commente Jérémie, assis dans le cockpit de son Maître CoQ impeccablement rangé, tout en jetant un œil attentif sur les derniers fichiers météo envoyés par Jean-Yves Bernot aux navigateurs du Pôle Finistère Course au Large.

 

Des fichiers météo qui laissent augurer un début de transat musclé : pas pour dimanche, date du départ, qui devrait se faire au travers dans du vent faible, mais pour la première nuit où une grosse dépression est attendue en sortie de Manche, avec des vents de sud de l’ordre de 35-40 nœuds. « Ça va vite être la guerre dans du bon gros méchant temps et surtout avec une mer très formée », confirme Jérémie, pas forcément inquiet pour autant. « Ce n’est pas réjouissant de se prendre une cartouche d’entrée, mais le fait d’avoir bien éprouvé le bateau dans ce type de conditions enlève un certain poids. Après, il faudra vraiment faire attention, car tu n’es pas à l’abri de faire une bêtise dans une manœuvre qui peut avoir des conséquences sur la suite de la course. »

 

Avant ce premier gros coup de vent, les deux skippers de Maître CoQ vont se focaliser sur le départ et notamment sur le parcours côtier d’une quinzaine de milles entre Le Havre et Etretat sous les falaises de la Côte d’Albâtre qu’il s’agira de négocier au mieux. « Nous sommes surtout là pour nous montrer à l’arrivée, commente Philippe Legros à l’évocation de ce hors d’œuvre, mais comme nous allons partir dans du petit temps avec beaucoup de courant, des écarts peuvent se créer très vite. Nous ne devrons donc pas être sur la réserve ; s’il faut prendre des précautions, ce sera plus tard dans le gros temps. » Jérémie et Philippe ont d’ailleurs prévu de s’octroyer quelques petites planches de repos à tour de rôle jusqu’à la pointe de la Bretagne, histoire d’être prêts à entrer dans le vif du sujet en sortie de Manche. « Ce n’est pas contre-productif de dormir dès le début, bien au contraire, poursuit Philippe. Ce sont des points marqués pour la suite. »

 

Il est tout aussi important de bien se reposer les jours précédant le départ, ce que l’un comme l’autre s’attachent à faire malgré les sollicitations médiatiques de plus en plus nombreuses. « Je suis arrivé un peu fatigué au Havre, mais j’ai bien récupéré depuis. Et physiquement, Philippe et moi sommes particulièrement affûtés. Avant le convoyage, nous nous sommes fait une petite session de kitesurf à Gâvres, près de Lorient, nous étions les rois du plan d’eau, les deux poulets à cinq mètres de haut ! », sourit Jérémie. Le physique est au top, le mental aussi, avec une grosse envie d’en découdre et des ambitions clairement affichées par le skipper de Maître CoQ : « Nous visons le podium. Les nouveaux bateaux ? Cela ne sert à rien de faire des plans sur la comète, concentrons-nous sur le nôtre, essayons de nous éclater, c’est peut-être dans cette notion de plaisir que nous allons trouver la bonne voie. »

 

La confiance est de mise, d’autant que les presque trois mois de préparation ont clairement mis en évidence les progrès du tandem bateau-équipage : « Sur le premier stage, nous avions des déficits par rapport aux autres de 7 à 8% sur certaines allures que nous avons comblés intégralement, confirme Philippe. C’est aussi pour cela que nous avons des objectifs élevés. Si nous arrivons à maintenir ce niveau de progression et à bien utiliser les clés que nous avons trouvées, nous avons les moyens de bien faire. »Bref, tous les voyants sont au vert à bord de Maître CoQ, place à la régate !

 

Comment suivre le départ ?

Le départ de la Transat Jacques Vabre sera diffusé en direct sur France 3 National de 13h20 à 15h00. Dailymotion retransmettra le direct de France 3 sur la chaîne Transat Jacques Vabre et sur le site internet officiel : http://www.dailymotion.com/video/xlj3v9

 

Parlons sport ! La Coupe du monde de rugby

 

« J’ai bien évidemment assisté samedi dernier à la déroute de l’équipe de France face à la Nouvelle-Zélande. Même si j’avais envie d’y croire, comme tous les Français, je ne suis pas vraiment surpris de voir les Bleus tomber de la sorte, mais je me garderai bien d’en tirer des conclusions, je laisse ça aux spécialistes ! En revanche, quel régal de voir jouer les Blacks, c’est magique ! Le rugby chez eux, c’est une autre culture, ils ont une autre façon de vivre ce sport autour duquel tout le pays est tourné, c’est franchement beau à voir. Je miserais bien sur une finale Australie-Nouvelle-Zélande, mais avec Philippe, nous n’aurons pas vraiment le temps d’y penser, puisque si tout va bien, nous serons dans le Pot-au-Noir, donc bien occupés… »

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