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Tout peut arriver

20 juin 2013

Tout à l’heure, à 13h, ce jeudi, Jérémie Beyou et les 39 marins encore en course sur la Solitaire du Figaro 2013, vont prendre le départ de la dernière étape de cette longue et difficile épreuve au temps. Ces 520 milles (960 km) entre Roscoff et Dieppe via les côtes anglaises s’annoncent particulièrement corsés : petit temps et brise, bords de près délicats et physiques runs sous spi… il va y avoir du jeu et des rebondissements. Le skipper Maître CoQ sait qu’il peut toujours atteindre le top 5 voire le podium : tout peut arriver.

 

Elle va être rapide et longue à la fois, cette dernière manche en Manche. Rapide, car un coup de vent d’ouest va pousser les figaristes à grande vitesse, sous spi, vers la Normandie. Longue, parce que les solitaires ne vont pas avoir une minute de vrai repos tout au long de ces deux jours et demi de course intense…

 

La tête et les jambes
La première portion de parcours, au large de la pointe Bretagne, sera stratégique et piégeuse. Il faudra négocier les passages les plus complexes qui soient sur cette zone de navigation, là où les courants font la loi : le contournement de la chaussée de Sein et la remontée du chenal du Four.
Dans une brise forcissante, les marins vont ensuite traverser la Manche et son trafic maritime, avant d’entamer un long et très technique bord de portant le long des côtes anglaises par 30 nœuds de vent établis. Pour finir, après une deuxième transmanche, Jérémie et ses camarades de Solitaire du Figaro vont devoir composer avec les effets de site à l’approche de Dieppe.

 

Pendant 58 à 60 heures il faudra être à son maximum. La moindre erreur de pilotage, un geste mal assuré lors d’une manœuvre dans la brise, et tout peut basculer. Le bateau qui part au loff, le spi dans l’eau… et ce sera la sortie de route, ou pire, la casse matérielle, soit des minutes perdues qui coûteront très cher à l’arrivée.

 

Jérémie a su profiter de cette relativement longue escale bretonne pour recharger ses batteries. Le moral, le physique et l’expérience sont là, il sait que tout est encore possible pour accrocher le top 5, voire mieux…

 

Jérémie Beyou, skipper Maître CoQ : « Ça va être sport ! On n’aura pas beaucoup de vent au départ et ça va monter progressivement à 20 – 25 nœuds en fin de traversée de la Manche. On sera ensuite sous spi avec 30 nœuds le long des côtes anglaises. La première partie va donc être très stratégique avec le passage d’Ouessant, le remontée du chenal du Four, au près dans les courants et les cailloux : il risque d’y avoir des écarts à Wolfrock.
La deuxième partie sera elle très technique, ce sera du pilotage, avec un long bord sous spi dans la brise. On termine par une deuxième transmanche : ça va être très soutenu, je ne sais pas quand on va pouvoir dormir. Il va falloir être tonique et en pleine forme !
J’ai bien profité de cette dernière escale pour me reposer. Tout le monde va être à fond pour cette ultime étape. Je vais y aller sans arrière pensé. La 4e voire la 3e place ne sont pas loin : 30 à 45 minutes, c’est jouable. Dans les conditions que l’on va avoir, un spi qui se déchire, un tangon qui casse… tout peut arriver. »

 

Le départ de cette 4e étape entre Roscoff et Dieppe sera donné à 13h ce jeudi. Les concurrents sont attendus dès samedi soir en Normandie.

 

Classement général provisoire après 3 étapes (avant jury)
1. SEPALUMIC Frédéric Duthil
2. VENDEE Morgan Lagravière à 29’ 56’’
3. GROUPE QUEGUINER – LEUCEMIE ESPOIR Yann Elies à 32’ 28’’
4. SKIPPER HERAULT Xavier Macaire à 45’ 35’’
5. DLBC Yoann Richomme à 1h 00’ 20’’
6. GENERALI Nicolas Lunven à 1h 03’ 03’’
7. GROUPE FIVA Alexis Loison à 1h 07’ 21’’
8. MAITRE COQ Jérémie Beyou à 1h 13’ 33’’
9. SKIPPER MACIF 2012 Fabien Delahaye à 1h 17’ 21’’
10. SHELTERBOX – DISASTER RELIEF Sam Goodchild à 1h 40’ 13’’

 

41 partants

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