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La nouvelle course de Jérémie Beyou

25 novembre 2016

Actuellement 5e du Vendée Globe, Jérémie Beyou franchira ce week-end la longitude du Cap de Bonne-Espérance avant d’entrer dans l’Océan Indien au niveau du Cap des Aiguilles. Privé de ses antennes Fleet, le skipper de Maître CoQ entame une nouvelle course, déterminé malgré ses déboires à rester dans le peloton de tête du tour du monde.

© Van Malleghem / Maître Coq

Lundi dernier, Jérémie Beyou postait sur sa page Facebook une photo de lui avec sur les épaules le maillot de l’une de ses équipes de football préférées, Guingamp, qui recevait la veille Bordeaux au stade du Roudourou (1-1). Cette photo sera probablement la dernière envoyée par le skipper de Maître CoQ sur son troisième Vendée Globe, puisque depuis le milieu de la semaine, il est privé de ses deux antennes Fleet, tombées en panne et non réparables. Sans ces précieuses antennes, l’intéressé a dû se rabattre sur son téléphone portable Iridium, qui ne lui donne qu’un accès extrêmement limité à Internet et ne lui permet plus de récupérer toutes les informations météo dont il disposait grâce aux antennes Fleet.

« Il ne peut charger que des fichiers très légers, explique Philippe Legros, responsable de la performance au sein de l’Equipe Voile Maître CoQ. C’est plus difficile du coup d’avoir des informations météo sur des zones élargies, il ne peut pas se projeter sur le long terme. Désormais, il est plus dans une stratégie de réaction que d’anticipation. » Lors de la vacation avec le PC course jeudi, Jérémie Beyou ne disait pas autre chose : « La météo, il va falloir que je la sente, ça va être une autre course, pas celle que j’attendais en tout cas. » Presque une course « à l’ancienne », au cours de laquelle le skipper de Maître CoQ va en outre devoir réduire sa communication au strict minimum, ne pouvant ni envoyer ni recevoir de photos ou de vidéos. Et l’information sportive, dont il est si friand pour occuper son rare temps libre à bord, il se la fera raconter par son équipe à terre !

Malgré cela, le Finistérien garde le moral et cette ténacité qui lui a permis depuis le départ de soulever quelques montagnes : « J’avance jour par jour. Cette course, je peux vous dire que j’ai envie de la finir, je ne veux pas tourner à gauche, je me battrai jusqu’au bout, j’ai encore de l’énergie. » Même handicapé par ces problèmes de réception, Jérémie Beyou, cinquième, n’entend donc pas lâcher la régate, lui qui est à la bagarre avec Paul Meilhat, une quarantaine de milles séparant les deux hommes vendredi. Ralentis depuis mercredi dans une zone de transition, ils devraient dans la soirée sentir derrière eux le souffle d’une dépression en provenance de l’Argentine qui va leur permettre d’allonger de nouveau la foulée et de filer vers la longitude du Cap de Bonne-Espérance qu’ils franchiront sans doute dans la nuit de samedi à dimanche. Après quoi, l’entrée dans l’Océan Indien s’annonce tonique !

 

 

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