Qu’est-ce que le Better Chicken Commitment (BCC) ?

Le Better Chicken Commitment, aussi appelé ECC (European Chicken Commitment), a vu le jour en 2017 à l’initiative de plusieurs ONG de protection animale européennes. Le Better Chicken Commitment, que l’on pourrait traduire par « engagement pour un meilleur poulet », concerne exclusivement la filière poulet et vise à améliorer les standards d’élevage et d’abattage vers plus de bien-être animal, avec pour horizon l’année 2026.

Le Better Chicken Commitment ou European Chicken Commitment dans le détail

Dans l’élevage de poulet, il y a plusieurs types d’élevages. Ceux dont les poulets peuvent sortir à l’extérieur et ceux dans lesquels les poulets restent à l’intérieur des poulaillers. C’est à destination de ces élevages que le Better Chicken Commitment se destine. Le but est d’améliorer la qualité de vie et d’abattage des animaux de toute la filière.

Quels sont les critères demandés aux élevages d’ici 2026

Pour remplir tous les critères, les fournisseurs de poulet doivent s’engager à :

  • respecter la réglementation de l’Union européenne en matière de bien-être animal, déjà mise en place avant le Better Chicken Commitment ;
  • réduire la densité d’animaux au m² ;
  • choisir des races de poulet à croissance plus lente ;
  • permettre aux animaux d’avoir accès à la lumière naturelle et à des perchoirs ;
  • pratiquer un abattage garantissant que l’animal n’a pas conscience de ce qu’il se passe (étourdissement par atmosphère contrôlée ou électronarcose) ;
  • faire vérifier le respect de ces préconisations par des organismes indépendants.

Qu’est-ce que le Better Chicken Commitment implique pour les éleveurs ?

Les éleveurs qui s’engagent à suivre cet engagement ont de nombreuses charges à assumer pour pouvoir adapter les lieux d’élevage. Il va falloir augmenter la capacité d’accueil des élevages afin de maintenir des volumes d’élevage suffisants malgré la densité d’animaux par mètre carré qui baisse. 

Comment les acteurs de la filière volaille s’investissent pour développer ce cahier des charges ?

De nombreux acteurs de la filière volaille ont répondu positivement à cet engagement qui vient compléter la précédente loi européenne sur le bien-être animal. Afin d’atteindre leurs objectifs, plusieurs enjeux sont à prendre en compte.

Une cohésion de l’interprofession

L’interprofession de la volaille de chair (Anvol) a manifesté son envie de suivre le Better Chicken Commitment, mais ceci doit se faire dans un effort de groupe afin qu’il n’y ait pas un décalage flagrant de qualité et de prix des produits mis sur le marché. Cet engagement doit donc être pris de concert par tous les fournisseurs et tous les distributeurs de viande de poulet. Il est nécessaire que les élevages aient les moyens de mettre en place les nouveaux dispositifs et que la viande soit rémunérée à la hauteur de leur investissement. C’est tout un processus qui doit être mis en place dans les plus brefs délais afin d’être opérationnel pour 2026. Toute la profession se mobilise autour de cet objectif.

Une réponse à la demande des consommateurs

La demande de bien-être animal est croissante chez les consommateurs de viande. Les distributeurs de poulet qui s’engagent sur la voie du Better Chicken Commitment doivent être sereins quant à la demande des consommateurs pour ces produits. Actuellement, 85 % des Français se disent prêts à payer plus cher la viande qui provient d’élevages respectueux du bien-être animal (source : CIWF France / IFOP (1)). Pour les acteurs prêts à s’investir dans la démarche, cela représente un coût supplémentaire, mais aussi une opportunité. Il faut donc que les produits qui respectent le Better Chicken Commitment puissent être facilement identifiables par les consommateurs.

Valoriser les produits issus des filières respectant le Better Chicken Commitment

Le risque inhérent à l’augmentation inévitable du prix du poulet doit être compensé par la valorisation des produits issus de ces filières. Si cela n’était pas fait, alors les consommateurs pourraient se réorienter vers une viande de poulet moins chère issue de lieux d’élevage ne respectant pas l’European Chicken Commitment. Il est donc essentiel que la communication soit parfaitement calibrée pour que les consommateurs soient informés de la qualité de la viande qu’ils achètent. Pour ce faire, il sera nécessaire d’engager tous les acteurs et de les sensibiliser.

(1) Sondage IFOP pour CIWF France réalisé en janvier 2012 sur un échantillon de 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus.