Alimentation de volaille : les enjeux décryptés

Partant du postulat que mieux nourrir les volailles, c’est mieux nourrir les hommes, Maître CoQ porte une attention toute particulière à l’alimentation de la volaille. Particulièrement diversifiée et riche en énergie, celle-ci est soigneusement élaborée afin que les hommes profitent des bienfaits de son alimentation 100 % végétale, minérale et vitaminique. Quelles sont les grandes familles d’aliments qui composent leur nourriture ? Est-elle réglementée ? D’où proviennent les céréales consommées ? Comment sont fabriqués les aliments ? Quelle réponse propose Maître CoQ face à ces enjeux ? Éléments de réponse. 

Quelles matières premières pour produire la nourriture pour volaille ?

Les céréales

Les céréales sont les ingrédients de choix pour nourrir les volailles. Le blé et le maïs sont les céréales préférées car très digestibles ; elles sont riches en énergie mais relativement pauvres et déséquilibrées en protéine. Malgré tout, représentant les ¾ de la formule, les céréales apportent la moitié des besoins en protéine. D’autres céréales peuvent également être utilisées pour apporter de la diversité nutritionnelle tel que le triticale, dont les caractéristiques sont similaires à celles du blé, ou encore l’orge et l’avoine mais en quantité limitée en raison d’un niveau élevé en fibres et trop faible en énergie. Le sorgho quant à LUI est une alternative au maïs à condition d’utiliser une variété pauvre en tanins, facteurs antinutritionnels qui limitent la digestibilité des protéines.

Les protéagineux

L’alimentation de la volaille de chair se compose également de protéagineux. Dans cette catégorie, le pois, qui contient 20 % de protéines est le plus utilisé. Doté d’un apport intéressant en lysine, acide aminé essentiel pour la croissance des volailles, il est en revanche déséquilibré en méthionine autre acide aminé essentiel pour le développement de l’emplumement. La féverole est l’autre protéagineux disponible ; elle contient 27% de protéine. À l’instar du pois, la féverole est limitée dans les aliments pour jeunes volailles en raison d’une digestibilité parfois limitée pour ces espèces. Néanmoins leur richesse en protéine permet de remplacer une partie du tourteau de soja à condition de rééquilibrer les apports en acides aminés.

Les oléagineux

44% de protéine, c’est la teneur en protéines du tourteau de soja pour volailles. Avec un coefficient d’utilisation digestive supérieure à 96% et un équilibre en acides aminés très proche du besoin des volailles, Il est l’apport principal en protéine de l’aliment pour poulets, dindes, poules et pintades. Le soja peut également être apporté sous sa forme graine mais seulement après cuisson car elle contient un taux élevé en facteurs antinutritionnels rendant la graine crue non digestible par les volailles.

D’autres graines d’oléoprotéagineux dont le colza et le tournesol, sont également utilisées en alimentation des volailles. Elles sont incorporées sous leur forme tourteau, après extraction de l’huile afin d’élever leur taux en protéine. De 34 à 40% de protéine en fonction des technologies de dépelliculisation appliquées, ces tourteaux sont une bonne alternative aux tourteaux de soja. Légèrement moins digestible et moins bien équilibré en acides aminés, leur utilisation est néanmoins limitée.

Quel processus pour transformer les matières premières en alimentation de volaille ?

La réglementation sur la fabrication de nourriture de volaille

Il faut en préambule rappeler que l’alimentation de la volaille et des autres animaux d’élevage est encadrée par le règlement n°767/2009 de l’Union européenne. Il stipule notamment qu’un aliment ne peut être commercialisé que s’il est considéré comme sûr et sans impact néfaste sur l’environnement et le bien-être animal. L’étiquetage doit en outre préciser la composition, la traçabilité et l’utilisation de l’aliment composé. Le règlement définit aussi la ration journalière d’un animal. Bref, le processus de fabrication d’aliment de volaille obéit à des normes précises.

Les étapes de fabrication d’aliments pour volaille

Les matières premières sont réceptionnées en usine. Leur qualité et leur quantité sont ensuite contrôlées. Cette première étape est cruciale, car élaborer une ration à la fois équilibrée et dont la composition est constante représente un défi complexe à tenir. C’est pourquoi la production d’aliments s’est industrialisée, avec une formulation d’alimentation de volaille précise.

Ensuite, les matières premières sont broyées ou aplaties, ce qui permet d’homogénéiser les rations. Objectif : éviter que certains grains soient consommés de façon préférentielle par les poulets et autres animaux de l’élevage avicole, dans le but d’assurer l’efficacité de la ration administrée. Le broyage ne doit pas intervenir plus d’un mois avant la consommation, car cela aurait pour effet de diminuer la teneur en vitamines. Les matières premières sont donc mélangées après avoir été correctement dosées. Vient ensuite l’étape de la granulation afin de proposer des formats adaptés aux caractéristiques de l’espèce et de leur âge. Enfin, les granulés sont le plus souvent livrés en vrac à l’élevage destinataire.

D’où viennent les matières premières ?

L’importance de l’origine des composants

L’origine des céréales et autres matières premières qui viendront composer la nourriture des volailles est importante à plus d’un titre. D’abord, la provenance française est un gage de qualité et de sécurité sanitaire. C’est pourquoi Maître CoQ poursuit un objectif ambitieux : un taux de 100 % de céréales entières d’origine françaises dans l’alimentation des volailles. Le fait d’utiliser une production locale permet en outre de rendre une volaille plus authentique, permettant à l’éleveur de proposer une volaille du terroir. De plus, se fournir en céréales, locales répond à une exigence sociétale de plus en plus forte visant à réduire au maximum l’empreinte carbone.

Une volaille 100 % française ?

Le poulet par exemple est français lorsqu’il éclot, qu’il est élevé et qu’il est abattu sur le territoire national. Une alimentation d’origine française vient renforcer le caractère local de la viande. Or, dans certains cas, les céréales entières produites en France ne suffisent pas à fournir l’ensemble de la filière. Ce contexte s’explique généralement par des aléas climatiques venant perturber le cycle de production. Trois évènements sont généralement mis en avant lorsqu’une baisse des rendements est enregistrée. Il peut s’agir de pluies intenses pendant le cycle végétatif des cultures. Des épisodes de gel peuvent évidemment interrompre le cycle habituel de croissance des céréales. Enfin, et c’est ce qui préoccupe le plus les professionnels de l’agriculture, surviennent de plus en plus souvent des périodes de sécheresse précoces ou tardives. En effet, lorsqu’une région céréalière connaît ce type d’aléa au printemps et/ou en automne, les récoltes y sont nécessairement moins abondantes.

Composition, fabrication et origine : trois enjeux vus par Maître CoQ

La philosophie Maître CoQ

En termes de nutrition et d’alimentation des volailles, Maître CoQ est très attentif à ce que les éleveurs de la marque se fournissent en aliments de qualité. C’est la raison pour laquelle ceux-ci sont élaborés par des nutritionnistes qui préparent des recettes équilibrées, riches en vitamines et en minéraux, répondant précisément aux besoins nutritionnels de chaque espèce de volaille élevée pour chaque âge. Quant aux origines des céréales entières utilisées pour fabriquer ces aliments composés, Maître CoQ cherche à s’approvisionner au maximum en France et va même au-delà. Conscient de l’enjeu sanitaire et de son rôle pour la planète, Maître CoQ s’efforce d’élaborer l’alimentation des volailles dans les bassins de production des élevages afin de limiter autant que faire se peut son impact environnemental. Les volailles de la marque sont ainsi nourries à base d’une alimentation 100 % végétale, minérale et vitaminique, principalement constituée de céréales entières sélectionnées et d’origine française.

Bleu-Blanc-Cœur : la communauté qui fait du bien

Dans le but de satisfaire toujours plus les consommateurs, soucieux de se nourrir de façon saine et sans provoquer de dérèglements environnementaux, Maître CoQ a développé une gamme de volaille nourrie aux graines de lin en collaboration avec l’association Bleu-Blanc-Cœur. À noter que le lin est une plante naturellement riche en oméga 3 qui seront assimilés par la volaille et amélioreront ses valeurs nutritionnelles à la consommation. Mais l’intérêt de la démarche est plus vaste, car Bleu-Blanc-Cœur s’engage également dans un mouvement de consommation plus vertueux. Concrètement, les professionnels du réseau réintroduisent sur le territoire français des cultures d’intérêts nutritionnels. Allongement des rotations, meilleure captation du carbone par les sols, limitation des produits chimiques… Une agriculture durable est en marche. Ils privilégient les légumineuses cultivées en France au détriment du soja et de l’huile de palme importés, avec pour effet de réduire les gaz à effet de serre. Les produits issus de la communauté Bleu-Blanc-Cœur assurent aussi des apports nutritionnels mesurés dont les bienfaits ont été validés par des études scientifiques. C’est sans doute pourquoi la communauté s’est enrichie de 2 500 professionnels de santé qui participent à porter le message d’une « agriculture à vocation santé, durable et résiliente ».

 

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