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Vito Dumas ou la route impossible.

7 novembre 2016

« Los Cuarenta bramadores : La vuelta al mundo por la ruta impossible »… Voilà un livre qu’il faut lire pour peu que vous lisiez l’espagnol couramment dans le texte. Ecrit par l’argentin Vito Dumas, cette aventure retrace son tour du monde en solitaire – de l’Antarctique plus précisément – par les 40e Rugissants. Aventure avec un grand A que ce périple qui durera 272 jours via le Cap, Wellington et Valparaiso. Jérémie Beyou, pour l’anecdote, croisera son sillage plusieurs fois dans son Vendée Globe lorsqu’il passera au large des côtes d’Amérique du Sud.

Un sacré gaillard que cet argentin ! Il débarque en France en 1931, tente de traverser la Manche à la nage, échoue dans tous les sens du terme et se rabat sur l’achat d’un vieux voilier de classe internationale, un 8 MJI nommé France. Il rejoint l’Argentine en solitaire en embarquant plusieurs kilos de boite de conserve. Il n’a plus un sou en poche. Un bel exploit déjà qui le rend célèbre en Argentine. Il oublie la voile, devient agriculteur. Un temps seulement puisqu’il revient sur l’eau et… se lance dans sa « route impossible » : un tour du monde en « surfant » sur les bordures des dépressions qui gravitent autour du pôle Sud.

Un pari énorme… Son bateau : un petit ketch marconi (voilier à deux mâts) de 9,5 mètres nommé Legh 2. Il appareille le 27 juin 1942 de Montevideo. Voie d’eau à bord. Il répare et se blesse au bras. La blessure s’infecte. Son bras enfle. Il souffre et envisage de s’auto amputer. Pas de port à proximité. Un abcès  se crée au cœur du bras qui se perce seul et… coup de chance, purge l’infection. Vito cure la plaie avec son couteau, il est sauvé. Les tempêtes se succèdent, le blanc de l’écume succède au blanc des déferlantes. « Mes objets familiers me semblent morts, tout comme Legh, l’univers et moi-même », écrit-il à l’époque. À l’approche du Cap Horn, son bateau est submergé et se remplit d’eau. Il se réfugie à l’intérieur et, dans un mouvement brusque du bateau, se casse le nez et s’ouvre l’arcade. Il passe le Horn et devient le premier navigateur en solitaire à doubler la mythique pointe sud-américaine. De retour dans son Argentine natale, il est acclamé par tous pour sa « ruta impossible ».

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