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Mot du bord : "la situation devant nous est complexe"

18 décembre 2016

Sixième semaine, 41ème jour de course : Jérémie Beyou qui s’était emparé de la troisième place du Vendée Globe, est repassé quatrième ce matin. Au coeur d’une dépression notre skipper connait des vents très irréguliers qui ne ménagent pas son bateau. Jérémie nous explique la situation dans ce mot du bord.

Vendée Globe 2016 - Maître CoQ - Jérémie Beyou : Mot du bord : "La situation devant nous est complexe"

© Eloi Stichelbaut / Maitre Coq

Bonjour, quelques nouvelles : 

Je me suis fait cueillir par 50 nœuds de vent il y a 24 heures. Je n’avais pas vu le coup venir… Résultat : passage express de grand-voile/petit gennaker à grand-voile seule avec trois ris. La grand-voile n’a pas trop aimé et ma réparation s’est faite la malle, agrandissant la déchirure existante. Pour l’instant, ça tient avec quelques patchs collés en faisant l’équilibriste en bout de bôme, mais il va falloir trouver un moment pour faire quelque chose de plus solide.

J’avoue que cet événement m’a un peu calmé. Mon impression d’avancer à l’aveugle s’est renforcée. Mon objectif, c’est d’atteindre le cap Horn en un morceau, quitte à être conservateur dans mes choix de voiles pour pouvoir parer à toute mauvaise surprise. C’est d’autant plus vrai que la situation devant nous est complexe : je butte dans un système dépressionnaire qui avance à la même vitesse que moi. Je ne sais pas trop par où passer. Je devrais être au portant et au final, j’ai passé la journée au près, avec un coup 10 nœuds de vent, un coup 25 nœuds.

J’ignore combien de temps cela va durer. J’ai passé la nuit pas loin de SMA. On a un peu discuté. Il a ses problèmes à lui bien sûr, mais le fait d’avoir des données météo lui permet d’être un peu plus serein que  moi. Et puis ce matin, on s’est perdu de vue à la défaveur d’un nuage : moi, au près d’un côté, lui au portant de l’autre ! Désagréable sensation de ne rien maîtriser…

Voilà. Le bonhomme est en forme et le moral est bon, même si j’aimerai être capable de trouver la bonne route vers le cap Horn. La route risque d’être longue, mais dans mon malheur, je ne sais pas calculer dans combien de temps j’y serai, ni avec quelle avance sur mes poursuivants !

Jerem

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