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La crête en bas, dans l'hémisphère sud

18 novembre 2013

Comme promis, la traversée du Pot au Noir a été riche en rebondissements et bénéfique pour le duo Maître CoQ qui, toujours solide troisième de la flotte des Imoca, est ce lundi matin à une cinquantaine de milles des deux leaders. Prochain objectif stratégique de cette Transat Jacques Vabre : la traversée de la baie de Rio de Janeiro, réputée pour ses systèmes orageux… des pièges à marins. D’ici là, dès ce soir, Maître CoQ va entrer dans l’hémisphère sud : ce sera la toute première fois pour Christopher !

Jérémie Beyou et Christopher Pratt ont particulièrement bien négocié le délicat passage du Pot au Noir ce week-end : ils sont revenus à une quinzaine de milles seulement des deux leaders (contre 80 milles deux jours plus tôt). Ce lundi matin, l’écart s’est accru avec la tête de flottte, tenue par PRB et Macif, mais Maître CoQ a distancé ses poursuivants, Safran et Cheminées Poujoulat. Une très jolie performance, à l’image de la combativité du duo Maître CoQ .

Vitesse, vitesse

Ce lundi, l’alizé souffle à nouveau dans les voiles de Maître CoQ, toujours 3 e de la flotte Imoca. Cette brise médium d’une quinzaine de nœuds semble bien établie et régulière pour les trois à quatre jours à venir, même si la mer reste formée. Pas de « coup » stratégique à négocier donc devant l’étrave de Maître CoQ, mais la concentration reste à son maximum à bord, pour tirer le meilleur du potentiel du bateau .

Jérémie et Christopher sont désormais parfaitement dans le rythme de la course. « Nous sommes bien reposés, nous mangeons bien : le rythme est bien calé, nous sommes en pleine forme ! » , commentait Christopher ce matin par téléphone.

Cette « ligne droite » vers les côtes brésiliennes va donc se jouer sur de la technique pure, où les duos vont sans cesse optimiser la garde-robe et les réglages de leur monocoque. Le placement par rapport aux concurrents sera aussi primordial : on l’a vu ces jours-ci, un petit décalage peut avoir de sensibles conséquences au classement. PRB et Macif abattent plus que Maître CoQ et accélèrent. Mais chacun se place pour l’approche de la baie de Rio.

Bientôt la baie de Rio…

La prochaine étape stratégique de ce parcours France-Brésil devrait se jouer à l’approche du Cap Frio (situé au nord de la baie de Rio de Janeiro) et jusqu’à l’arrivée sur Itajaï. La traversée de la grande baie de Rio est en effet souvent ponctuée d’orages et de calmes…

Ces derniers milles de course pourraient être le théâtre de retournements de situation. Les cinq premiers Imoca se tiennent en moins de 150 milles, à 2000 milles de l’arrivée : dans des conditions instables, tout peut arriver.

D’ici là, le duo Maître CoQ va franchir l’équateur ce lundi, en fin de journée . Une grande première pour Christopher Pratt, un baptême qui marque la vie d’un marin…

Jérémie Beyou, skipper de Maître CoQ, joint par le PC presse : « Pour l’équateur, nous avons une bouteille au frais, ce sera dans 5 ou 6 heures (18h HF ndlr) , ça va être sympa ! On est en train de passer par le travers de Saint-Pierre et Saint-Paul, puis après, pas très loin de Fernando de Noronha. On n’a pas vu la terre depuis la bretagne, ce sera sympa de la voir … »

Christopher Pratt co-skipper de Maître CoQ   :  « Nous sommes sortis du Pot au Noir hier, là nous sommes dans les alizés à nouveau, avec 15 nœuds de vent, il y a encore pas mal de mer et il ne fait pas très beau. La nuit, nous sommes toujours en ciré… Nous sommes bien revenus sur les deux premiers, mais hier c’est reparti par devant. Nous surveillons aussi Safran, dans le rétroviseur. Il n’y aura pas de gros changements pendant trois à quatre jours. Nous allons tous être sur une route directe. Le jeu s’ouvrira à nouveau à l’approche des côtes brésiliennes, notamment dans la grande baie de Rio et Itajai. Tout va peut-être se jouer là, entre les cinq premiers Imoca… »

 


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Mini Mag Maître CoQ

L’énergie du bord
À bord d’un bateau, surtout en course, l’électricité est indispensable pour faire fonctionner le pilote automatique et toute l’électronique du bord, outils nécessaires à la stratégie. À bord de Maître CoQ, cette électricité est fournie en partie par un hydrogénérateur et en partie par le moteur du bateau (débrayé).

L’hydrogénérateur est une petite hélice fixée à un support à l’arrière du bateau. Lorsqu’il est nécessaire de charger les batteries, cette hélice est immergée. La vitesse du bateau la fait tourner : elle crée de l’énergie… Le principe de l’hydrogénérateur est conçu pour minimiser au maximum le frein causé par l’immersion de cette hélice dans l’eau. 


C’est une source d’énergie que l’ensemble de la flotte Imoca a adoptée et qui se retrouve sur de plus en plus de bateaux de course. Il a d’ailleurs été mis au point par un coureur au large… Pour un tour du monde, il peut également être intéressant d’équiper son bateau de panneaux solaires (il en existe aujourd’hui à structure souple qui s’adaptent à la forme du pont) et d’une éolienne, fixée à l’arrière du bateau.

Sur cette transat, Jérémie et Christopher ont aussi embarqué, pour être sûrs de ne pas tomber « en panne » d’électricité, pour 18 jours (temps estimé de leur traversée) de gasoil : une dépense minime par rapport à celle d’un terrien !

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