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Jérémie vise une 3e victoire

2 juin 2014

J – 6 pour la Solitaire du Figaro 2014. Depuis des mois, Jérémie Beyou s’affûte et affûte son bateau en vue de cette échéance. Cette course au temps ne se gagne pas, elle se conquiert, pas à pas. Les exigences sont telles, tout au long de ce mois de course, que techniquement, physiquement, moralement il faut avoir eu le temps de s’imposer une préparation particulièrement pointue. Cette année, le skipper Maître CoQ se sent armé : il sait qu’il peut prétendre à une 3e victoire sur cette épreuve pas comme les autres. Avoir remporté le prologue, disputé samedi dernier, en est un signe.

Solitaire du Figaro 2014 - Maître CoQ - Jérémie Beyou : Jérémie vise une 3e victoire

17 ans que Jérémie Beyou régate avec succès sur le circuit Figaro Bénéteau et, malgré une telle expérience, et un talent qui n’est plus à démontrer, il faut toujours s’appuyer sur un gros travail de fond pour espérer prétendre à la victoire.
Le skipper Maître CoQ a débuté ses entraînements en janvier. Quatre mois plus tard, il a « un super feeling. J’ai commencé à naviguer le plus tôt possible et ça a été constructif. »

Retour sur un prologue… qui compte

Bien sûr, le prologue de la Solitaire du Figaro n’est pas pris en compte dans les résultats de la course. Bien sûr … mais cela n’empêche pas que, pour Jérémie, le prologue est lourd de sens. Il l’a remporté haut la main et lui donne toute sa valeur : « J’ai mis toute l’intensité nécessaire pour le gagner. Et ceux qui, par superstition, disent qu’il ne faut pas le remporter, ont tort. C’est une très bonne façon de savoir comment se situer par rapport à la flotte, parce que tout le monde est toujours à fond ! J’étais bien en phase, j’allais vite, alors que je n’avais pas pris de départ de régate depuis un mois, sur la Solo Concarneau. »

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Une préparation à trois temps

Le skipper Maître CoQ a échelonné sa préparation en trois phases : la vitesse, le rythme, la stratégie.



1. La vitesse : c’est mieux à deux

Jérémie Beyou, skipper Maître CoQ : « Si tu ne vas pas vite, tu ne peux pas gagner la Solitaire du Figaro car tu es obligé de prendre des risques.
Je me suis souvent entraîné en double cette année car, contrairement aux apparences, c’est particulièrement riche pour un objectif de saison en solitaire. En double, tout est consacré à l’échange d’expériences. C’est d’ailleurs le principe de base du Pôle Finistère Course au Large. On apprend toujours plus à deux : chacun a ses techniques, sa vision des choses.
Je me suis beaucoup entrainé avec Julien Villon. Il est très sympa, motivé et c’est un très bon régleur. Il a notamment acquis une bonne expérience sur le Tour de France à la Voile avec le Team Groupama. J’ai également navigué avec Ronan Floch de la voilerie Incidences avec laquelle je travaille depuis plusieurs saisons. »



2. Le rythme de course : à travailler… en course

Pour retrouver son rythme de course, rien de tel que de courir… Sur les deux premières épreuves préparatoires à La Solitaire du Figaro (la Solo Maître CoQ et la Solo Concarneau), Jérémie Beyou, respectivement 1er et 3e a pu gagner en confiance : il était dans le bon tempo.

Jérémie Beyou : « Sur la Solo Maître CoQ comme sur la Solo Concarneau, cela s’est bien passé. J’ai même pu placer quelques coups stratégiques, ce qui n’était pas à mon programme, et ça a bien fonctionné sur les deux courses : c’est rassurant. »



3.La stratégie : sur le papier pour commencer

Une grosse partie de la stratégie s’anticipe à terre. Derrière un écran, à grand renfort de fichiers météo, de cartes de courants et de statistiques. Les coureurs des mers se constituent un précieux « road book ». Une sorte de mode d’emploi de la course, étape par étape.
Jérémie Beyou : « Je travaille cette année avec Jean-Luc Nélias. C’est un excellent stratège et il maîtrise aussi parfaitement l’analyse météo. Il est très bon dans les deux domaines. Collaborer avec lui ne peut qu’être bénéfique ! »

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Et les jambes…
Au-delà de la complexité technique de la course au large, la voile est aussi un sport physique. Le skipper Maître CoQ a donc consacré du temps, de l’énergie et quelques litres de sueurs à sa préparation physique. Jérémie s’appuie pour cela sur un programme spécifique concocté par son « coach » Stéphane Eliot. Mis en place en 2013, ce programme a vraiment pu être développé cette année. Et cela se voit.

Jérémie Beyou : « On a fait de gros blocs de préparation cet hiver, dont un en altitude. J’ai pris du volume, en haut, en tous cas ! Globalement, j’ai gagné en puissance et en endurance. Je fatigue moins vite, j’ai moins de petits bobos après deux nuits en mer. Sur les dernières courses, j’ai senti une différence. »
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Que du bon, à bord de Maître CoQ

Faire plus de sport impose aussi une meilleure hygiène de vie. Le skipper Maître CoQ est, depuis cet hiver, suivi par une diététicienne, Virginie Auffret. Sans bousculer les habitudes alimentaires de Jérémie, surtout en mer, elle s’attache à en combler les carences, en restant sur des aliments « plaisirs » et faciles à intégrer.

Jérémie Beyou
 : « Elle essaie de ne pas aller à l’encontre de mes goûts en comblant les carences par des aliments alternatifs qui me plaisent. Du coup, c’est vraiment agréable et facile de progresser dans ce domaine-là. Je me suis notamment rendu compte que je ne buvais pas assez et ne mangeais pas assez de fruits, donc maintenant je bois de l’eau citronnée ! »

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Le terrain de jeu des solitaires 2014
Les ingrédients techniques et humains étant présentés, reste à explorer le terrain de jeu de cette Solitaire du Figaro 2014. Chaque année, le directeur de course de cette épreuve à 4 temps, s’évertue à tracer, entre les villes étapes, des parcours, plus ou moins novateurs, si possible difficiles.
Cette année, les étapes sont longues. La troisième, la plus dure, est particulièrement corsée, le reste est plus classique ce qui ne veut pas dire facile…



Jérémie Beyou : « Il faut avant tout bien avoir à l’esprit que la Solitaire du Figaro est une course au temps. Et que ça devient dur, voire très dur à partir de la 3e étape. C’est souvent une étape charnière. Et sur les deux premières étapes, il ne faut pas faire d’erreur. »



1ère étape Deauville – Plymouth : « Ce sont des transmanches, c’est un parcours assez classique avec beaucoup de petites portions stratégiques. Il faudra faire attention aux renverses de courant, ne pas prendre de risque. C’est une étape classique, il ne devrait pas y avoir beaucoup d’écarts. »

2e étape Plymouth – Roscoff : « 535 milles, elle est longue. Le Fastnet, la mer d’Irlande… Ce sera tonique, voire costaud, s’il y a du vent. »



3e étape Roscoff – les Sables d’Olonne : « Il faudra être capable de switcher entre de la tactique côtière pour commencer en jouant avec les courants, les effets de site, les petits recalages… et du semi-large ensuite où il faudra assumer une stratégie de placement par rapport aux phénomènes météo, sur deux grandes portions de deux fois 120 milles. Il faudra être capable de naviguer seul, de s’en  tenir à ses choix quoiqu’il arrive. Pour finir, on repassera en mode stratégie côtière. Ce sera difficile, c’est la 3e étape, celle qui peut faire la différence. »



4e étape les Sables d’Olonne – Cherbourg : « C’est un tracé classique, c’est en général une étape de petits chevaux. Si le vent est établi, il y aura peu d’écarts. C’est une étape de contrôle, il ne faudra pas compter se refaire sur ce parcours-là. »

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Les acteurs de La Solitaire du Figaro : plus ou moins connus, plus ou moins expérimentés, tous dangereux ?

La Solitaire du Figaro a cette particularité, malgré sa difficulté, de permettre souvent à de jeunes coureurs de briller au grand jour, le temps d’une étape. Encore faut-il tenir la distance. Là, l’expérience entre en jeu, mais pas seulement…

Jérémie Beyou : « Je trouve que c’est vraiment une très bonne chose, pour le sport, pour la course, que des « anciens » comme Alain Gautier reviennent sur le circuit. C’est également intéressant de voir des étrangers arriver en force, avec tout le team Artemis, d’autant qu’ils naviguent bien. Il y a aussi la nouvelle génération : c’est moins nouveau, mais toujours à suivre du coin de l’œil, même si la Solitaire du Figaro est vraiment une course à part, qui n’a rien à voir avec une transat.
Sur cette édition, il y a 5 coureurs qui peuvent gagner. Tout le monde a le même bateau, tout le monde s’entraîne beaucoup, il faut tenir quatre étapes sans faire d’erreur, il faut garder énergie et lucidité pendant 4 nuits en mer, 4 fois. Il n’y en a pas beaucoup qui soient capables de le faire. »

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Le scénario idéal ? Une 3e victoire
Jérémie Beyou : « Il y a beaucoup de choses à mettre en œuvre pour espérer gagner la Solitaire du Figaro. Je sais qu’avec le travail accompli cette saison et les acquis de l’an dernier, c’est possible. Je vise une 3e victoire. »

Le skipper Maître CoQ et les 37 autres coureurs engagés sur cette 45e édition de la Solitaire du Figaro sont à Deauville. Le départ sera donné dimanche 8 juin.

 


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Participations de Jérémie Beyou à la Solitaire du Figaro
1997 : 23e (bizuth) – 1998 : 19e – 1999 : 11e – 2000 : 5e – 2001 : 4e – 2002 : 5e – 2003 : 11e – 2004 : 3e – 2005 : 1er – 2009 : 14e – 2010 : 7e – 2011 : 1er – 2013 : 5e

 


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Jérémie Beyou, armé pour gagner


A 37 ans, solidement épaulé par son partenaire Maître CoQ depuis janvier 2012, Jérémie Beyou aborde une nouvelle double saison sur Figaro Bénéteau et Imoca. Travailleur, pugnace, dur au mal, Jérémie Beyou réunit toutes les qualités des sportifs de haut niveau. En course, c’est un véritable « killer ». À terre, en revanche, le skipper Maître CoQ est humble, à l’écoute, serein, brillant et sympathique.

Initié par un père passionné de voile, Jérémie Beyou a toujours navigué. Très vite, cet enfant de la baie de Morlaix découvre la compétition. À 18 ans, il intègre l’Équipe de France de Voile et décroche un premier podium national au Championnat de France Espoir.
Deux ans plus tard, il s’attaque à sa première Solitaire du Figaro. Il ne lui faudra que cinq ans pour se hisser au plus haut niveau de ce circuit extrêmement exigeant : en 2002, il est sacré Champion de France de Course au Large en Solitaire… ce n’est qu’un début.
En 2013, après une saison de préparation au Vendée Globe, le skipper Maître CoQ a repris ses marques en Figaro Bénéteau. Fort du travail accompli l’an dernier, Jérémie a pu réaliser cette année un entrainement de fond qui lui donne les atouts nécessaires pour briller sur la Solitaire du Figaro, mais il sait aussi parfaitement qu’une course n’est jamais gagnée d’avance.

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Jérémie, fan de foot
Le skipper Maître CoQ aime tous les sports, surtout à très haut niveau, mais s’il y a une discipline qu’il affectionne par dessus tout (après la course au large) c’est bien le football. Pendant la Solitaire du Figaro, et plus précisément lors de l’étape de Plymouth, les bleus disputeront leur premier match de Coupe du Monde : Jérémie sera là pour les encourager : nous vous donnons rendez-vous le 15 juin !

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