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Jérémie Beyou entre accélérations et coups de frein

30 décembre 2016

Passé mardi au Cap Horn après 51 jours de mer, Jérémie Beyou a connu un début de remontée de l’Atlantique Sud à rebondissements, entre zones de calme et bonne brise. Et ça devrait durer encore une petite semaine…

© François Van Malleghem / DPPI / Maître CoQ 

Souvent appelé par les marins le « cap de la délivrance » car il met un terme au long tunnel du Grand Sud, le Cap Horn n’est pour autant pas forcément synonyme de fin des soucis. Jérémie Beyou en sait quelque chose, lui il a connu un début de remontée de l’Atlantique Sud un peu poussif, notamment au niveau de l’île des Etats, située à la pointe sud-est de l’Amérique du Sud, avec une zone sans vent qui l’a considérablement ralenti. Eole a finalement daigné se lever, lui permettant de faire route vers les îles Falkland (ou Malouines) qu’il a contournées par l’est, et il profite ce vendredi matin d’une brise d’ouest de 20-30 nœuds assez instable, ce qui l’oblige à rester très vigilant sur ses réglages et ses choix de voilure, pour avancer à bonne allure (17-18 nœuds) cap au nord-est.

La suite du programme ? Pas forcément très réjouissante aux dires du skipper de Maître CoQ, joint ce matin lors de la vacation du Vendée Globe : « C’est plus compliqué : il y a une transition très molle avant de repartir au près derrière. J’évite de regarder trop loin devant, car dans cette zone, il faut s’attendre à tout, c’est le lieu de la cyclogenèse de tout l’Atlantique Sud : il y a de petites dépressions qui se baladent, des anticyclones migrateurs… C’est une zone très active et il est difficile d’avoir des prévisions claires sur plusieurs jours. » Et comme Jérémie ne dispose pas de beaucoup d’informations météo à cause de ses problèmes d’électronique, il n’est guère évident pour lui de savoir à quelle sauce il va être mangé pendant les cinq-six jours qui le séparent des alizés de sud-est de l’hémisphère Sud.

Côté course, le Finistérien, qui retrouve des conditions de navigation plus agréables – « Depuis hier, ça commence à se réchauffer et ça fait du bien » – reste un solide troisième, à un peu moins de 1200 milles du duo de tête composé d’Armel Le Cléac’h et d’Alex Thomson, et avec un matelas d’avance d’environ 800 milles sur Jean-Pierre Dick, attendu au Cap Horn ce vendredi, soit trois jours après Jérémie. « Il y a plusieurs systèmes météo entre nous. Normalement avec ce type d’écart, le poursuivant ne revient jamais, mais je vois le pauvre Armel qui s’est fait rattraper par Alex Thomson, c’est impossible de contrôler un gars qui arrive comme cela par derrière avec un autre système météo. Il faut vraiment faire avec les conditions qu’on a et se concentrer sur la marche du bateau. » Et prendre soin de l’homme, ce que Jérémie Beyou s’attache à faire en variant son alimentation : « Je commence à en avoir marre du lyophilisé ! J’essaie de fouiller dans les sacs pour trouver des trucs différents, j’attaque les conserves de sardines, de maquereaux, la viande séchée et j’ai trouvé du beurre ! » De quoi se remonter le moral…

 

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