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Jérémie Beyou : aller au bout de soi-même

2 juin 2013

Jérémie Beyou s’apprête à prendre le départ de sa 13ème Solitaire du Figaro, 16 ans après sa première participation en 1997. Double vainqueur, le skipper Maître CoQ revient deux ans après sa dernière victoire, en 2011. Il livre son analyse de la première étape et son état d’esprit, quelques heures avant le départ.

 

Après un ralliement de Bordeaux vers Pauillac, sur la rive gauche de la Gironde, les 41 skippers sont prêts à prendre le départ demain dimanche à 13h00.

 

La première étape entre Bordeaux et Porto apportera son lot de découvertes. la sortie de l’estuaire donnera lieu à un parcours de 26 milles, pour lequel il faudra naviguer entre les deux rives et les îles, dans un fort courant. Puis, après le phare de Cordouan qui marque la sortie, la flotte attaquera la traversée du golfe de Gascogne. Au cap Finisterre, les 41 concurrents longeront de plus ou moins près la côté et rejoindront Porto, 130 milles plus loin, un port que peu d’entre eux connaissent. Cette « entrée en matière » longue de 536 milles, est la plus longue étape de cette 44è édition de la Soltiaire du Figaro et peut-être la plus délicate.

 

L’analyse de Jérémie Beyou, skipper Maître CoQ :

 

L’estuaire de la Gironde : « C’était très bien d’être accueilli par une grande ville comme Bordeaux et l’accueil a été exceptionnel. Mais le départ va être compliqué. Il faudra chercher à partir en tête, avec la marée descendante, tout en respectant le balisage. Il faudra être prudent. »
Le golfe de Gascogne … et la suite : « Nous allons rapidement nous retrouver au portant, sous spi dans le golfe de Gascogne. Il faudra rapidement réfléchir à l’empannage (changement d’amure) qu’il faudra faire, près de 20 heures après le départ. Nous aurons du vent fort, entre 25 et 30 noeuds. C’est toujours une manoeuvre à bien négocier parce qu’elle demande des réglages très précis. Puis le vent faiblira brusquement pour retrouver du petit temps (8 à 10 noeuds) au Cap Finsiterre. Ensuite, la descente vers Porto pourrait être assez particulière. La côte portugaise est plus basse et moins escarpée que la côte espagnole. Les effets de site sont différents. Porto ? Ce n’est pas simple d’y aller et ce ne sera pas facile non plus d’en sortir … »

 

L’état d’esprit  : « Je suis toujours aussi stressé à la veille d’un départ d’une Solitaire du Figaro comme il y a 13 ans même si je fais bonne figure. Je me fais toujours le fil de la course 3 ou 4 jours avant le départ : le premier bord, la première bouée à virer, … Je pense déjà aux empannages à faire au Cap Finisterre, à la manœuvre parfaite. »

 

Le bateau : « En Figaro, le bateau et moi nous ne faisons qu’un.  En Imoca 60’ il y a plus de paramètres à gérer et moins d’entraînement sur l’eau. »

 

La Solitaire du Figaro : « Il y a 16 ans, j’avais tendance  à m’énerver lorsqu’il y avait des problèmes à bord. Maintenant, je suis beaucoup plus construit. La Solitaire c’est une affaire de pinailleur. Ils sont tous des acharnés, on va au bout de soi-même parce que les autres y vont !  De la même façon, on va au bout des choses dans la préparation,dans la réflexion sur le volume des voiles, jusqu’au moindre détail, y compris dans la préparation physique. C’est la perfection.»

 

 

 

Pour en savoir plus

 

La 44è édition de la Solitaire du Figaro
41
skippers au départ dont 6 ex vainqueurs : Jérémie Beyou – Michel Desjoyeaux – Yann Eliès – Gilles le Baut – Armel le Cléac’h – Nicolas Lunven
1 . 2/5 juin : Bordeaux – Porto (Port) / 536 milles
2 . 8/11 juin : Porto – Gijon (Esp) / 452 milles
3 . 13/16 juin : Gijon – Roscoff / 436 milles
4 . 20/23 juin : Roscoff – Dieppe / 514 milles

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