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En embuscade !

6 janvier 2017

Le long des côtes du Brésil, Jérémie Beyou fait désormais cap au nord dans un régime d’alizés modérés. Troisième du Vendée Globe, le skipper de Maître CoQ se concentre sur la vitesse de son bateau, prêt à profiter d’une opportunité météo si elle se présente pour revenir sur les deux leaders, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson.

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Comme il l’avait annoncé mercredi, Jérémie Beyou, après quelques virements de bord, s’est recalé sur une route nord, porté par des alizés modérés et instables d’une petite quinzaine de nœuds. Des conditions de navigation appréciées à leur juste valeur, après le mois passé dans le froid du Grand Sud : « Les derniers jours ont été plutôt cool, je me suis bien reposé, a-t-il confié à la vacation matinale de vendredi. Là, ça accélère et j’ai une mer un peu de face, j’ai donc plus de mal à tenir debout, les vents sont instables, il faut bosser pour avancer. Je passe beaucoup de temps aux réglages, mais c’est plutôt sympa, car toute la période du Grand Sud, tu ne peux pas trop mettre la tête dehors pour régler les voiles, alors que dans les alizés, c’est plus calme. C’est l’essence même de la voile : régler le bateau pour qu’il aille vite ». Et ce dernier, malgré plus de 60 jours de mer, semble bien se porter : « Le bateau est à 100%, il n’y a aucun souci aux niveaux de la structure et du gréement, j’ai tout ce qu’il faut, toutes mes voiles. »

Au classement, le skipper de Maître CoQ reste un solide troisième avec une marge d’environ 600 milles d’avance sur le trio de poursuivants composé de Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès, qui devraient être ralentis dans la journée de vendredi. Comme prévu, l’écart avec les deux leaders, Armel Le Cléac’h et Alex Thomson, s’est retendu (environ 1000 et 650 milles), ces derniers touchant les alizés les premiers. Le prochain obstacle sur la route vers les Sables d’Olonne s’appelle le Pot-au-noir, qui avait fait quelques misères à Jérémie dans la descente de l’Atlantique et semble assez épais en ce début d’année, donc susceptible de provoquer quelques rebondissements. La remontée de l’Atlantique Nord ne s’annonce pas plus évidente stratégiquement parlant, ce qui fait dire au Finistérien : « J’ai la chance d’être là, en embuscade. »

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