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Mot du bord : "Le Horn, ce sera la délivrance !"

22 décembre 2016

Actuel troisième du Vendée Globe, Jérémie Beyou nous envoie quelques nouvelles du bord.

Vendée Globe 2016 - Maître CoQ - Jérémie Beyou : Mot du bord : le Horn ce sera la délivrance !

« J’ai repris 35 nœuds là, incroyable ! Je me suis fait surprendre sous 1 ris J1 : gros départ au tas mais rien de cassé. J’ai calmé le jeu un peu sous J2.

Nuit courte mais nuit noire et froide. L’eau est glaciale, quand tu vas manœuvrer devant t’en baves bien, les embruns griffent la peau. Je ne vous parle pas de mes mains, je pense qu’après cette course je vais définitivement faire quelque chose pour arrêter de me ronger les ongles. Avec le froid c’est terrible.

Je suis en veille, en ciré bien trempé. Le bateau démarre et plante dans les vagues abruptes. La vitesse est très irrégulière. Le cap c’est pire, des bascules de 40 degrés. Le fait de ne pas avoir de météo rend l’histoire peu confortable. Je ne suis pas souvent bien toilé. Bon, on peut aussi dire qu’au final j’en ai un peu sous le pied !

La vie à bord n’est pas super agréable. J’ai réussi à étanchéifier le puits de foil mais pas tout le reste. Le bateau est mouillé de partout dedans. J’ai sorti mon sac de couchage il y une petite semaine. J’en prends soin. Pas question de le mouiller celui-là, c’est vraiment le dernier truc sec.

Oui il me reste plein de sous couches Musto, mais je me change vraiment quand c’est trempé, pas envie de mouiller le sac en l’ouvrant. Et puis de toute façon les cirés sont mouillés dedans à cause de l’humidité dans le bateau, donc ça mouille direct les sous couches. J’avoue que deux jours de soleil feraient du bien pour assécher, faire le ménage.

La caisse à outils sert à plein régime. J’évite de laisser des petites avaries traîner. Tout n’est pas réparable ou réparé dans les règles de l’art, mais j’ai bon espoir que tout tienne au moins jusqu’au Horn. Ce sera un peu la délivrance. Pas parce qu’on reprend le chemin de la maison, mais parce que le Pacifique n’a pas été simple, pas très à mon avantage au niveau météo. Alors j’espère que la remontée de l’Atlantique me sourira plus.

Voilà le tableau, on lâche rien, la caisse. Jérémie. »

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