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Bataille finale sous les éclairs

22 novembre 2013

Qu’ils bataillent quelques heures entre deux bouées à Port la Forêt ou deux semaines au cœur de l’Atlantique, les skippers Imoca sont, 24h sur 24, des compétiteurs acharnés. Réglages et placements sont négociés au millimètre : chaque manœuvre, chaque décision compte et influe sur le classement.

Le duo Maître CoQ, pointé ce matin en troisième position, a profité des belles conditions enfin offertes hier à la tête de flotte Imoca de la Transat Jacques Vabre pour refaire le plein d’énergie et négocier au mieux le dernier écueil stratégique de ces 5400 milles entre Le Havre et Itajaï en Brésil : un violent front orageux.

Transat Jacques Vabre 2013 - Maître CoQ - Jérémie Beyou : Bataille finale sous les éclairs

À 48h de son arrivée à Itajaï au Brésil, le duo Maître CoQ se prépare à négocier une dépression orageuse située pile sur leur route, au large de Rio de Janeiro. « Le vent de secteur nord-est va brutalement basculer au secteur sud à sud-est. Les orages au passage du front seront violents, ainsi que les rafales. Il faut rester très attentif jusqu’au bout » , prévient Richard Silvani, le référent météo de la Transat Jacques Vabre.

Jérémie et Christopher se préparent stratégiquement, depuis plusieurs jours déjà, à négocier ce système dépressionnaire. Hier, de belles conditions météo leur ont permis de se reposer un peu et de bien manger. Ils sont prêts et, pour chaque bateau du quatuor de tête, tout est possible.
Ce ne sont pas 13 jours et 13 nuits d’une transat éprouvante qui vont entamer le potentiel de compétitivité du duo Maître CoQ. Ce front orageux est la dernière belle opportunité de jouer un joli coup. Jérémie et Christopher ne vont pas s’en priver. « Nous ferons peut-être tous la même trajectoire, mais quoi qu’il en soit, il y aura pas mal de choses à faire… » , préviennent-ils.
 
Par ailleurs, le malheureux démâtage de François Gabart et Michel Desjoyeaux (Macif) est aussi là pour rappeler, si cela était nécessaire, qu’il faut bien sûr d’abord arriver au bout pour gagner. Et ça, le duo Maître CoQ l’a parfaitement à l’esprit depuis le départ.

Elle a débuté par un coup de vent, cette Transat Jacques Vabre va se conclure par un week-end très sportif et orageux ! Les premiers Imoca sont attendus dimanche soir à Itajaï.

Jérémie Beyou et Christopher Pratt, coskippers Maître CoQ : « Tout va bien, nous avons enfin passé une journée « à plat », au soleil, en T-shirt, dans une brise à peu près établie… Ça fait vraiment du bien, d’autant que ce genre de condition a été particulièrement rare sur cette transat ! Il y a quand même eu beaucoup de manœuvres hier et cette nuit, mais c’était sympa, sans le stress et la pression des grains : les conditions étaient vraiment agréables.

Les grains sont à nouveau au rendez-vous ce matin, mais le bateau va bien, nous avons une bonne vitesse.

Devant, comme attendu depuis quelques jours, il va y avoir du placement à négocier. Ça va être assez pointu. Le front dépressionnaire situé au large du cap Frio va nous donner du fil à retordre. Ça va être hyper stratégique, il y aura pas mal de choses à faire avec, peut-être, à la clé, des retournements de situation…

Dans la journée, aujourd’hui, le vent se renforcer, nous serons au portant, mais la mer sera formée et croisée. Il y aura des manœuvres un peu chaudes, les orages et les grains seront de la partie aussi : la journée de samedi sera physique ! Mais nous sommes en forme, nous avons bien mangé hier, nous sommes d’attaque pour cette dernière ligne droite. »

Classement du 22 novembre à 11h
1. PRB à 740 milles de l’arrivée
2. Safran à 36,13 milles du premier
3. Maître CoQ à 49,30 milles du premier
4. Cheminées Poujoulat à 173,33 milles du premier
5. Bureau Vallée à 705,46 milles du premier

Mini Mag Maître CoQ
Le bruit : Les Imoca sont des bateaux puissants, « raides ». Très vite, dès que le vent monte, tout vibre à bord, tout résonne. Outre les mouvements violents du bateau dans les vagues, les marins doivent supporter le bruit du bateau qui cogne dans les vagues, du gréement qui force…
Certains marins portent de temps à autre un casque anti-bruit, pour se reposer. Mais beaucoup, comme Jérémie et Christopher, s’habituent à ces bruits permanents. Mieux, ils y sont très attentifs, car chacun d’entre eux est porteur d’une information précieuse sur la marche du bateau. « Le bateau nous parle » : ce qui pourrait être considéré comme une source de stress et de fatigue est en fait une sorte de dialogue entre le marin et sa machine.

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