Le respect de la volaille jusqu’au bout

Les conditions d’abattage des animaux sont souvent, et parfois à juste titre, critiquées pour la maltraitance qu’elles engendrent. Nous vous proposons de faire le point sur l’abattage des volailles en France, sujet crucial, difficile, mais inhérent à la consommation de viande.

Tuer un animal, quel qu’il soit, quelle que soit la technique que l’on utilise, pour s’en nourrir, n’est pas un acte neutre. De la fermière qui prélevait un poulet de sa basse-cour pour le repas du dimanche, aux abattoirs qui permettent de nourrir toute une population, la problématique est identique, donner la mort à des animaux pour que les humains puissent vivre en se nourrissant, et cela dans le respect de l’animal, sans cruauté, sans souffrance animale.

Le rôle d’un leader

Chez Maître CoQ, grande marque française dans la production de volailles, poulets, pintades, dindes, nous savons notre responsabilité éthique dans cette opération difficile mais nécessaire. Le poulet est la viande préférée des Français, de loin la plus consommée sous toutes ses formes. Pour nourrir la population, près de 800 millions de poulets ont été produits en France en 2018 selon les chiffres d’Agreste [page 66], le service de la statistique du Ministère de l’Agriculture.

Maître CoQ est conscient de ses responsabilités dans ce domaine. Nous avons pris des engagements forts en termes de qualité des produits que nous proposons, comme de la bientraitance animale qui est une préoccupation constante dans nos actions. Les éleveurs partenaires de Maître CoQ sont des professionnels engagés qui travaillent dans le respect de l’animal. Les poulets de chair sont élevés au sol, dans des poulaillers conformes à leurs besoins. Ils disposent de litière végétale, avec un accès permanent à la nourriture et à l’eau. Les poulets peuvent se déplacer, picorer, et vivre leur vie de volaille ! Ils sont suivis dans leur croissance. En cas de maladie, seul un vétérinaire, après diagnostic, peut leur prescrire des antibiotiques pour leur guérison. Nous faisons tout pour leur garantir des conditions de vie propres à leur assurer une existence digne, gage de qualité de leur viande et de meilleures conditions de travail pour les éleveurs.

Le transport et les différents types d’abattages

À la fin de leur période de croissance, les poulets sont ramassés, de préférence de nuit, pour leur éviter un stress trop intense. Le personnel de la ferme ou d’une société spécialisée a recours à un ramassage manuel ou mécanique pour attraper les volailles et les mettre dans des caisses. Celles-ci sont ensuite mises dans des camions qui les emportent immédiatement à l’abattoir.

L’abattage traditionnel

Les volailles arrivent de nuit et de jour dans l’abattoir. Elles peuvent attendre dans un espace sombre ou sous lumière bleutée afin de limiter au maximum leur stress. Plusieurs techniques sont alors employées selon les établissements.

L’électronarcose

Les volailles sont suspendues par les pattes, puis étourdies en immergeant la tête dans un bain d’eau électrifié. Le courant parcourt la volaille de la tête aux pattes qui sont fixées sur des crochets en fer. Ce procédé, bien que largement répandu, cède peu à peu la place à d’autres techniques.

L’étourdissement par atmosphère contrôlée

Il se fait par le biais d’un mélange gazeux adapté qui fait perdre conscience à l’animal avec peu ou pas de douleur. Avec cette technique, il n’est pas toujours nécessaire de sortir la volaille de sa caisse de transport, évitant ainsi une manipulation supplémentaire, source de tension pour elle.

Le dioxyde de carbone

Il est utilisé au cours de deux phases distinctes : une première exposition avec un mélange contenant jusqu’à 40% de dioxyde de carbone pour étourdir les volailles, suivie d’une seconde exposition à des concentrations plus élevées.

Les gaz inertes

L’argon et l’azote saturent l’atmosphère (moins de 2 % d’oxygène), entraînant une mort par asphyxie. Cette méthode est réputée comme plus conforme au bien-être animal, car moins stressante que le dioxyde de carbone.

Étourdissement par basse pression atmosphérique

Cette technique, actuellement en développement aux États-Unis, vise à retirer progressivement l’air dans la pièce où sont mises les volailles. Ce procédé, selon les études effectuées, entraîne moins de stress que le dioxyde de carbone. Une demande d’homologation au niveau européen a été déposée par la société dépositaire du brevet.

 

 

Les recommandations officielles demandent que les animaux soient abattus sans cruauté. Maître CoQ y souscrit et fait tout pour les appliquer.

Source utilisée pour les méthodes d’abattage : https://www.agrociwf.fr/media/7428703/recommandations-abattage-volailles_mai-2016.pdf